Pourquoi l'emploi doit devenir une priorité !

Publié le par Frédo45

La France connaît actuellement une crise sociale importante : retraites, franchises médicales, pouvoir d'achat sont des thèmes qui divisent, qui alertent l'opinion, droit au logement. Mais bizarrement, il est un thème qui aujourd'hui, ne fait pas la une des journaux : l'emploi. Comme si d'un coup de baguette magique, les 2 millions de chômeurs (chiffres officiels) et les 1,5 millions de Rmistes avaient disparu. Comme s'il n'y avait plus en France de plans sociaux incluant des licenciements.

C'est pourtant là un facteur capital de l'économie. D'autant plus capital qu'il a une influence directe que les retraites, sur les déficits publics, sur l'efficacité de notre système de santé, sur le pouvoir d'achat et la consommation des ménages, sur la croissance aussi.

L'allongement de la durée de cotisation des retraites, l'instauration d'une franchise médicale, la baisse du nombre de fonctionnaires afin de diminuer les déficits me laissent à penser que l'on a définitivement tiré un trait sur le plein emploi.

Les retraites.
Les retraites sont menacées car il y a de moins en moins de cotisants pour de plus en plus de retraités. Le problème, c'est qu'il y a en France environ 4 millions de salariés inactifs qui par conséquent, ne participent pas à cet effort nécessaire. Peut-on sans choquer quiconque affirmer que si l'on baissait le taux de chômage, on parviendrait à sauver nos régimes de retraite ?

Le système de santé.
Même constat. Avec tant d'inactifs qui ne cotisent pas, comment espérer voir notre système de retraite perdurer ? Un taux de chômage descendant à 5 % de la population active éviterait certainement d'éviter l'instauration d'une franchise médicale.

Les déficits publics.
Comment peut-on accepter que les fonctionnaires soient désignés responsables des déficits publics. Ces salariés ne paient-ils pas leur impôt ? N'ont-ils pas à l'instar de tous les autres salariés des prélèvements de solidarité ? Comment peut-on se laisser duper ainsi en acceptant la logique qui consiste à dire qu'il faut supprimer des postes dans la fonction publique tandis que l'on rémunère des personnes sans travail ? Loin de moi l'idée d'accabler les inactifs mais je pense qu'il est plus utile de payer des fonctionnaires qui fournissent un travail que des inactifs. C'est pourquoi le plein emploi doit redevenir une priorité.

Pour toutes ces raisons, la lutte contre le chômage de masse est primordiale. Certains diront que le chômage baisse de mois en mois, c'est oublier qu'il ne connaît cette tendance qu'à cause des départs massifs en retraite et non pas grâce à des créations d'emplois.

Enfin, pour qu'une véritable politique de création d'emplois soit menée, il faut que la croissance soit suffisante. On ne peut se satisfaire de 1,8 % de croissance sur l'année. Et pour obtenir une croissance, il faut être compétitif. Croire qu'il suffit de supprimer les avantages sociaux des salariés est une erreur puisqu'à terme, on plombera la consommation. Non, il faut opposer au travail quantitatif des pays émergents un travail qualitatif. Pour cela, il faut réorganiser notre système d'orientation scolaire. Il est inadmissible qu'il y ait si peu de conseillers. Ensuite, il faut faciliter la formation à l'intérieur des entreprises (dans le privé comme dans le public). Il faut enfin que l'Etat investisse profondément sur la recherche et sur l'enseignement supérieur. C'est parce que les salariés français seront capables d'apporter une valeur ajoutée à leur travail qu'ils attireront les investisseurs, non pas parce qu'ils seront plus faciles à licencier.

Publié dans Economie

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