Le pire reste à venir pour les enseignants

Publié le par Frédo45

A l'approche des élections municipales, de nombreuses grandes communes PS envisagent de reporter la réforme des rythmes scolaires à septembre 2014. Vincent Peillon, ministre de l'Education Nationale, tente de convaincre mais la pression d'un électorat enseignant important pour les élus de gauche semble plus forte.

 

Car ne soyons pas dupes, ce ne sont pas les manifestations qui font reculer peu à peu les ténors de la rue Solférino comme Gérard Collomb. Non, c'est bien le spectre d'une défaite qui les incite à la prudence.

 

Les enseignants auraient-ils gagné dès lors la guerre ?

 

La réponse est non. Leur image, relayée par des enseignants peu habiles, est une fois de plus écornée. Targués d'immobilisme et d'égoïsme par quelques hommes politiques (peu habiles eux aussi pour le coup, n'est-ce pas M. Julliard ?) et par les médias, ils n'ont pas réussi à obtenir l'adhésion de l'opinion publique qui consent out juste à comprendre la nécessité d'un report à 2014 pour les communes ne pouvant accueillir décemment les enfants.

 

Ainsi, ce qui les attend pourrait être bien pire que ce qu'on leur a annoncé. Les syndicats étaient parvenus à conserver la durée des vacances scolaires intactes. Avec cette fronde, la question sera remise inévitablement sur la table avec l'issue qu'on connaît déjà. A force de clamer haut et fort vouloir l'intérêt des enfants (alors qu'il s'agissait d'intérêts personnels qu'il convient sans honte de défendre), les enseignants ne pourront plus désormais s'opposer à la réduction des vacances d'été.

 

La guerre n'est donc pas finie pour eux et le pire reste à venir.

Publié dans Education-Santé

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