Otages ?

Publié le par Frédo45

De nouvelles grèves dans les transports et l'éducation nationale et tout de suite, le sempiternel refrain libéral et anti-démocrate des fameuses prises d'otages des salariés du secteur par ceux du public. Otages ! Nous sommes pris en otages ! Comme si les salariés du public leur étaient indispensables ! Ou peut-être le sont-ils comme les ultra-friqués ont besoin d'une bonne, d'une assistante. Autant de personnels sous-payés mais indispensables ! Autant de personnes exploitées, volées ! Et face à une telle importance, on s'étonne donc de voir de telles réactions. On traite de criminels des hommes et des femmes parce qu'un jour, ils refusent d'obéïr ! Etonnant monde de confort où l'on accepte plus quelques jours dans sa vie de renoncer au train ou au métro ! Enfants pourris gâtés trop inconscient de la chance qu'ils ont d'avoir un service public efficace !

Quant au terme otage, parlons-en. Comme si les usagers du métro et du TER pouvaient être comparés au 3000 hommes et femmes détenus par les FARC en Colombie !!! Intolérable comparaison qui confirme le caractère nombriliste et infantile des usagers mécontents !

Et quand on pense à ces millions de salariés qui se plaignent de la baisse du pouvoir d'achat mais qui ne peuvent manifester pour la simple et bonne raison qu'une épée de Damoclès vogue au-dessus de leur tête, brandie par un patron menaçant le salarié rebelle. Car, on ne traite pas de preneur d'otage le patron qui sournoisement, incite ses employés à se taire, à rentrer dans le rang, courber le dos. Ces salariés qui aimeraient manifester, montrer leur mécontentement mais qui ne peuvent pas car leur perspective de carrière ou même leur emploi serait alors en péril, surtout quand le contrat qu'on a signé est un multi-CDD, renouvelé plus de 20 fois sous des intitulés différents ! Non, là, on ne parle pas de prise d'otages ! Surprenant oubli !!!

Publié dans Education-Santé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article