Stop à la normalisation de l'extrême-droite, à gauche y compris !

Publié le par Frédo45

Toute la classe politique a couru après l'extrême-droite. Certains la copient clairement. C’est le cas des Républicains, Ciotti, en tête. D’ailleurs, qu’est-ce qui le différencie de le Pen ? Le fait qu’elles viennent d’un parti créé par d’anciens SS. Oui. Et ? Mais comme toujours, les gens préfèrent la copie à l’original et les LR sont au plus bas niveau de leur histoire.

D'autres croient que pour être crédibles sur la sécurité, il faut reprendre des idées quitte à renoncer à l'universalisme. C’est le cas des macronistes et des socialistes durant le quinquennat Hollande. Pas de problème pour eux à défendre la déchéance de nationalité ou encore la loi Asile et Immigration. Pas de problème non plus pour eux de se dire humanistes et de regarder sans mot dire la police sous les ordres d’un préfet aussi démocrates qu’un émir qatari, lacérer des tents de migrants et éborgner des manifestants.

D'autres profitent de l'islamophobie ambiante. Ils dévoient la laïcité pour en faire une arme contre les religions et les croyants. La laïcité, dans la loi de 1905, n’est pourtant pas définie pour limiter la liberté de culte. Au contraire. Le Printemps Républicain et ses sbires ont bon dos de donner des leçons de lutte contre l’extrême-droite quand, depuis des années, sur les réseaux sociaux, ils agissent de concours avec elle, pour harceler et diffamer les mêmes cibles.

D'autres jouent la carte du souverainisme, soit un nationalisme soft. La France vaudrait mieux que ses voisins et devraient s’émanciper des traités qu’elle a signés, voire sortir de l’Union Européenne. C’est certainement vrai mais c’est oublier que l’Union Européenne est ce que les peuples en ont fait. Le PPE domine le Parlement Européen et les membres de la Commission ne sont certes pas élus mais nommés par les chefs d’état des pays membres. On peut hurler au manque de démocratie mais force est de constater qu’en France, comme ailleurs, les libéraux dominent la vie politique. Macron en est l’exemple parfait. Au lieu d’être toujours plus européen, de militer pour l’ouverture des frontières, certains ont préféré défendre le repli sur soi et leur fermeture. Bien sûr, ils n’ont pas les mêmes responsabilités que les xénophobes des partis de centre et de droite mais opposer le salarié français au salarié polonais n’était pas le signe d’une lutte farouche contre l’extrême-droite.

Certains, à gauche, ont même jugé utile de reprendre à leur compte les accusations en islamogauchisme portées contre la gauche par l’extrême-droite et la droite. Indigne.

Tout cela a normalisé, à des degrés divers, l’extrême-droite et ses thèses haineuses.

Si l’union de la gauche doit se faire, elle doit se faire sur cette base : pas d’entorse à l’universalisme et à l’humanisme.

Publié dans Politique, République

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