Rendre muette la protestation !

Publié le par Frédo45

Dray répond à sarkozy
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080706.OBS1700/dray_a_sarkozy__rira_bien_qui_rira_le_dernier.html

Au lendemain de la floraison de critiques du PS et de la déclaration de Nicolas Sarkozy sur les grèves dont plus "personne ne s'aperçoit", le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a dénoncé dimanche 6 juillet des "déclarations infantiles" tenue lors d'un conseil national de l'UMP à Paris qui "a visiblement tourné à la réunion de joyeux drilles".

"Ringard"

Alors que le PS a été jugé samedi "ringard" et qualifié de "cimetière des idées mortes", Ségolène Royal, qui avait estimé que Sarkozy n'a joué aucun rôle dans la libération d'Ingrid Betancourt, s'est vue doter par Christian Estrosi de "l'humanité d'un bigorneau". Enfin, le chef de l'Etat a lui-même lancé: "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit".

"Déclarations infantiles"

"On peut comprendre que le jour, un samedi, et l'ambiance estivale du mois de juillet aient contribué à cette multiplication de comportements et de déclarations infantiles", note Julien Dray dans un communiqué, jugeant que les "déclarations triomphantes" de Sarkozy sur les grèves donnent "toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social". Et d'avertir: "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de récréation: rira bien qui rira le dernier". (Avec AP)

Nicolas Sarkozy souhaite museler la protestation, rendre muette les grèves et ainsi, empêcher toute protestations, faire taire ses détracteurs... Les craintes qui ont suivi son élection, que beaucoup définissaient comme surréalistes, se révèlent être fondées tant l'actuel chef de l'Etat tente, par tous les moyens, de cadenasser l'information par sa grande implication dans la vie des médias et de réduire à néant la confrontation sociale qu'il a engendrée de manière brutale. Son agacement face à la contradiction, entre-aperçu à l'occasion de son allocution sur France 3, démontre, s'il en était encore besoin, qu'il est un homme autoritaire, omnibulé par le pouvoir et qu'il est, de ce fait, un élément dangereux pour la démocratie. A Faruggia qui expliquait qu'il n'était pas le diable lors de la campagne présidentielle, je répondrai que je ne crois pas en Dieu, encore moins au Diable, mais je crois qu'il existe en ce bas monde, des hommes bons et tournés vers les autres et d'autres repliés sur leur propre personne, profondément égoïstes. Parmi cette deuxième catégorie d'individus, on trouve un spéciment tout à fait singulier par l'importance que prennent ses défauts dans sa personnalité et sur l'avenir de ses pairs, c'est bel et bien Nicolas Sarkozy.

Publié dans Politique

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